Tour de France 2009 (cyclisme)
Le Tour de France est une compétition cycliste par étapes créée en 1903 par Henri Desgrange et le journal l ’Auto se déroulant au mois de juillet.
Elle se tient actuellement sur plus de 3 000 km et est organisée par ASO (Groupe Amaury). « Le Tour », ou « la Grande Boucle », tel qu ’on le nomme parfois en France, est considéré comme la plus prestigieuse épreuve cycliste du monde.

78 chaînes de télévision retransmettent le Tour de France dans 170 pays.

Un parcours qui privilégie la moitié sud –est de la France, des détours par Monaco, l ’Espagne, Andorre et la Suisse, un passage rapide par les Pyrénées, le retour du contrel –a –montre par équipes et trois arrivées en altitude à Arcalis, à Verbier et au Mont –Ventoux. Le parcours du Tour de France 2009 présenté mercredi à Paris mêle allègrement les classiques de la Grande Boucle et des surprises qui piqueront l'intérêt des coureurs et des spectateurs.

Retour du chrono par équipes
Pour la deuxième année consécutive, le Tour de France débutera sans prologue. Le contre –la –montre inaugural, le 4 juillet à Monaco, sur un parcours exigeant, aura pour effet immédiat de mettre dans la lumière les prétendants au podium d ’autant plus que les coureurs n ’ont que 55 km de contre –la –montre en solitaire, avec les 40 km tracés autour du lac d ’ Annecy, pour se distinguer. En contre – partie, le contre –la –montre par équipes fera son retour au cours de la première semaine, sur 38 km autour de Montpellier (au temps réél). De quoi ravir les grimpeurs ?

Trois arrivées en altitude
La première semaine décrira un arc autour de la Méditerranée avec des étapes à Brignoles (arrivée inédite), la Grande –Motte, Perpignan et surtout à Barcelone et la colline de Montjuic, sans bonification en secondes pour les vainqueurs. Les coureurs attaqueront donc les Pyrénées avant les Alpes, comme en 2007, avec une arrivée en altitude à Andorre – Arcalis, dans la montée où Jan Ullrich avait écrasé la concurrence en 1997. Une seule arrivée au sommet dans les Pyrénées mais les grimpeurs emprunteront le redoutable col d ’Agnès sur les routes ariégeoises puis le Tourmalet sur la route de Tarbes, avant un transfert vers Limoges, pour la première journée de repos.

Chamboule – tout dans les derniers jours
Les coureurs français repéreront notamment l ’ arrivée à Issoudun, terme de l ’ étape du 14 juillet. Quelques côtes et un parcours piégeux devraient agrémenter la deuxième semaine dans les Vosges, vers Vittel, en Alsace et vers Colmar. La haute montagne reprendra son droit en Suisse, avec une arrivée à Verbier, déjà connu du peloton lors de Tour de Suisse, avant la deuxième journée de repos. Les deux étapes – reines des Alpes seront tracés entre Martigny et Bourg – Saint – Maurice puis vers le Grand –Bornand.

Les trois derniers jours de course offriront donc deux étapes qui pourraient virer au chamboule tout au sommet du classement avec d'abord le contre –la –montre du lac d ’Annecy mais surtout l ’étape du Mont –Ventoux, à la veille de l'arrivée sur les Champs –Elysées. Quatre ascensions sans difficultés précéderont les 21 kilomètres de cette ascension légendaire. «Celui aura le maillot jaune au pied de l ’ascension aura une énorme pression, imagine déjà Alberto Contador.
Ce qu'il faut retenir :
– six pays traversés (Monaco, France, Espagne, Andorre, Suisse et Italie) pour une longueur estimée de 3.450 km.
– La 7e étape (Barcelone – Andorre Arcalis) sera la plus longue du Tour avec 224 km. Barcelone en sera le point le plus méridional. Le col du Grand Saint–Bernard marquera le sommet à l’altitude de 2473 mètres.
– Huit villes–étapes inédites : Brignoles, Gérone, Issoudun, Saint–Fargeau, Vatan, Tonnerre, Verbier et Martigny). Saint–Fargeau (1800 habitants) sera le Petit Poucet.
– Aucune bonification en temps attribuée lors des arrivées. De même, le contre–la–montre par équipes sera jugé au temps réel.


La sanction en cas de dopage pourra aller jusqu'à quatre ans à partir de 2009

La sanction pour une infraction lourde pourra aller jusqu’à quatre ans de suspension conformément au nouveau Code mondial antidopage qui entrera en vigueur à partir de 2009, a confirmé mercredi l’Union cycliste internationale (UCI).

Le président de l’UCI, Pat McQuaid, l’a répété après l’annonce du quatrième et dernier cas positif, l’Autrichien Bernhard Kohl, dans les analyses a posteriori du Tour de France faites pour rechercher l’EPO Cera.

"Ce sera au cas par cas", a déclaré Pat McQuaid en fonction de la gravité de l’infraction par rapport à divers paramètres, notamment la nature de la substance en cause. Le président de l’UCI a évoqué les cas les plus récents (Schumacher, Kohl) sur le site spécialisé cyclingnews: "(Si nous étions en 2009), un coureur dans leur position aurait encouru quatre ans de suspension."

Pour l’instant, le Code mondial de l’Agence mondiale antidopage (AMA) prévoit une suspension allant jusqu’à deux ans en cas de première infraction.


Les étapes: – 4 juillet: 1re étape Monaco – Monaco, 15 km (contre-la-montre individuel)

– 5 juillet: 2e étape Monaco – Brignoles, 182 km

– 6 juillet: 3e étape Marseille – La Grande–Motte, 196 km

– 7 juillet: 4e étape Montpellier – Montpellier, 38 km (contre–la–montre par équipes)

– 8 juillet: 5e étape Le Cap d'Agde – Perpignan, 197 km

– 9 juillet: 6e étape Gérone (Espagne) – Barcelone (Espagne), 175 km

– 10 juillet: 7e étape Barcelone – Andorre Arcalis, 224 km

– 11 juillet: 8e étape Andorre–la–Vieille – Saint–Girons, 176 km

– 12 juillet: 9e étape Saint–Gaudens – Tarbes, 160 km

– 13 juillet: repos à Limoges

– 14 juillet: 10e étape Limoges – Issoudun, 193 km

– 15 juillet: 11e étape Vatan – Saint-Fargeau, 192 km

– 16 juillet: 12e étape Tonnerre – Vittel, 200 km

– 17 juillet: 13e étape Vittel – Colmar, 200 km

– 18 juillet: 14e étape Colmar – Besançon, 199 km

– 19 juillet: 15e étape Pontarlier – Verbier (Suisse), 207 km

– 20 juillet: repos à Verbier

– 21 juillet: 16e étape Martigny (Suisse) – Bourg–Saint–Maurice, 160 km

– 22 juillet: 17e étape Bourg–Saint–Maurice – Le Grand–Bornand, 169 km

– 23 juillet: 18e étape Annecy – Annecy, 40 km (contre–la–montre individuel)

– 24 juillet: 19e étape Bourgoin–Jallieu – Aubenas, 195 km

– 25 juillet: 20e étape Montélimar – Mont Ventoux, 167 km

– 26 juillet: 21e étape Montereau–Fault–Yonne – Paris Champs–Elysées, 160 km


Les principales difficultés :

7e étape (Andorre Arcalis) :
– port d’ Oliana, 7,7 km à 7,1 % de pente (1160 m d'altitude)
– montée d'Arcalis, 10,6 km à 6,1 % (2240 m)

8e étape (Saint-Girons):
– port d’Envalira, 23,2 km à 5,1 % (2407 m)
– col de Port, 11,4 km à 5,5 % (1249 m)
– col d’Agnes, 12,4 km à 6,5 % (1570 m)

9e étape (Tarbes):
– col d’Aspin, 12 km à 6,6 % (1490 m)
– col du Tourmalet, 17 km à 7,5 % (2115 m d’altitude)

13e étape (Colmar):
– col de la Schlucht, 8,9 km à 4,1 % (1139 m)
– col de Platzerwasel, 8,7 km à 7,6 % (1193 m)
– col du Firstplan, 8,4 km à 5,4 % (722 m)

15e étape (Verbier):
– col des Mosses, 13,8 km à 4 % (1445 m)
– montée de Verbier, 8,8 km à 7,1 % (1468 m)

16e étape (Bourg–Saint–Maurice):
– col du Grand Saint-Bernard, 24,4 km à 6,2 % (2473 m)
– col de Petit Saint–Bernard, 22,6 km à 5,1 % (2184 m)

17e étape (Le Grand-Bornand):
– Cormet de Roselend, 18 km à 6,1 % (1968 m)
– col des Saisies, 15,1 km à 6 % (1650 m)
– côte d’Arâches, 6,3 km à 7 % (964 m)
– col de Romme, 8,8 km à 8,9 % (1295 m)
– col de la Colombière, 7,5 km à 8,5 % (1618 m)

20e étape (Mont Ventoux):
– Mont Ventoux, 21,2 km à 7,6 % (1912 m)